Les amas coquilliers, sites archéologiques dont la matrice possède généralement une forte densité de restes de mollusques, sont recensés tout le long de la façade atlantique et sont issus d'une activité de l'exploitation des ressources marines par les populations du passé, notamment au Mésolithique et au Néolithique.
Cette accumulation importante de restes de coquilles en un point localisé favorise une meilleure conservation des restes organiques en élevant localement le pH. Cette caractéristique permet l'accès à des restes organiques habituellement absents des autres sites archéologiques tels que des restes de crustacés, d'oiseaux, de poissons ou même de noisettes.
Cette “richesse” permet d'étudier davantage les modes de vie des groupes humains et leur relation aux milieux littoraux. Pour comparer ces amas, une base de données initialement mise en place en 2016, est en cours de mise à jour et d'optimisation de son catalogue des sites contenant des amas ou niveaux coquilliers. Cet outil a pour objectif de devenir une plateforme permettant l'accès libre aux données de la façade atlantique.
La création de cette base de données et notre étude comparative de ces sites se heurtent à de nombreux défis méthodologiques : la variabilité des pratiques de tamisage, les différentes gestions du patrimoine d'un pays à l'autre, les contextes de fouille variables, les modifications taxonomiques des espèces et sans oublier l'historique de la recherche.
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